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Cette étude a été réalisée par Vertigo Lab pour Nuances d’Avenir.

Avec 7 millions de repas par jour, environ 300 000 salariés et 20 milliards d‘euros de CA (sources: 2021 évaluation Restau’Co – ADEME) la restauration collective scolaire représente un débouché important pour la Ferme France ainsi qu’une opportunité pour renforcer la résilience de nos territoires,, favoriser la transition écologique et environnementale et permettre à nos enfants de connaître les produits issus de leur territoire.

La loi EGAlim formule des obligations pour les cantines, mais elle ne tient pas compte des approvisionnements de proximité.

Relocaliser notre alimentation répond à un ensemble d’enjeux sociaux, éducatifs, de dynamisme économique du territoire :

● nourrir nos enfants, avec des produits frais et de saison, c’est investir dans leur éducation ;

● cuisiner les produits bruts d’un territoire, c’est valoriser le savoir-faire des cuisiniers ;

● favoriser des contrats de long terme, c’est soutenir nos agriculteurs en créant des débouchés viables et vivables;

● dynamiser les territoires en créant de l’emploi local ;

● privilégier les circuits de proximité, c’est réfléchir à l’empreinte carbone de notre assiee ;

● rapprocher, recréer le lien, approfondir la connaissance entre les citoyens et l’agriculture.

Le local n’a pas de définition réglementaire, il n’est donc pas quantifiable dans la commande publique ou dans EGALIM. L ’étude menée, ici, vise à objectiver les impacts en termes d’emplois et d’impacts économiques d’une relocalisation des approvisionnements de proximité dans les cantines maternelles et élémentaires publiques.

Méthodologie :

● sélection d’une région représentative (Pays de la Loire) via une grille multicritère (démographie scolaire, potentiel agricole, structuration institutionnelle) ;

● recueil de données quantitatives et qualitatives en Pays de la Loire : questionnaire, fichiers détaillés sur les achats des cantines et entretiens qualitatifs auprès de 4 cuisines centrales, représentant 11 % des repas servis en Pays de la Loire ;

● confrontation des propositions, des scénarios et des résultats avec un groupe d’experts ;

● calcul des impacts (effets directs, indirects, induits) avec l’outil ImpacTer de Vertigo Lab, fondé sur les tableaux entrées-sorties régionalisés ;

● construction de 3 scénarios de relocalisation puis extrapolation à l’échelle nationale.

Le périmètre de l’étude a été la France hexagonale hors Corse et Territoires d’Outre-mer. La définition du local prise est la région administrative. Nous avons étudié la restauration collective pour les écoles maternelles et primaires publiques. Tous les produits alimentaires sauf les produits de la mer ont été étudiés. Les chiffres mesurés sont : l’activité économique générée, la richesse créée (qui correspond à la valeur ajoutée) et les emplois.

Résultats clés :

La relation entre relocalisation et impacts économiques est non linéaire : chaque euro supplémentaire orienté vers les filières locales produit un effet multiplicateur croissant. Le passage de 33% à 44% d’approvisionnement de proximité générerait +34 % d’impacts économiques sur le territoire, soit près de 1,3 milliard d’euros d’activité économique et plus de 7 300 emplois soutenus.

La restauration collective scolaire apparaît ainsi comme un levier stratégique pour structurer les filières agricoles locales et renforcer la résilience économique des territoires.

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